Les autorités guinéennes ont procédé, le 14 avril 2026 à Conakry, au lancement du processus de révision du Code des investissements, un instrument clé destiné à renforcer l’attractivité du pays et à sécuriser les investissements.
En tant que cadre juridique encadrant l’admission des capitaux étrangers, le Code des investissements garantit la protection des actifs ainsi que la stabilité fiscale, afin d’attirer davantage de flux financiers vers l’économie nationale.
La révision en cours vise à remplacer le dispositif de 2015, avec une orientation plus stratégique : conditionner l’accès aux ressources à la transformation locale et au contenu local. L’objectif est de faire évoluer cet outil, initialement libéral, vers un véritable levier de régulation industrielle, en cohérence avec les ambitions du programme Simandou 2040.
Comme l’a souligné le Premier ministre, Amadou Oury Bah : « la révision du Code des investissements s’inscrit dans la vision de refondation de l’État portée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya, visant à créer un environnement propice au développement du secteur privé, principal moteur de la croissance et de la création de richesse ».
Cette initiative, soutenue par la coopération guinéo-belge à travers Enabel, ambitionne de doter la Guinée d’un cadre d’investissement moderne, inclusif et attractif, davantage orienté vers les secteurs productifs et la création de valeur locale.
Lors de son intervention, le directeur pays d’Enabel en Guinée Said Karmaoui, a salué une réforme structurante pour l’économie nationale, tout en rappelant une décennie de collaboration avec la Guinée, notamment dans la mise en œuvre de projets dédiés à l’entrepreneuriat et au développement du secteur privé.
La cérémonie a été présidée par le chef du gouvernement, en présence de plusieurs membres de l’exécutif, dont le ministre directeur de cabinet à la Présidence, Djiba Diakité, la ministre de l’Industrie, Fatima Camara, ainsi que des acteurs des secteurs public et privé.
À noter que le précédent Code des investissements, adopté le 25 mai 2015, reposait sur une approche libérale visant à attirer les capitaux à travers des exonérations fiscales et douanières, ainsi que des garanties de rapatriement des bénéfices.






























