Le taux d’inflation annuel en France s’est établi à 2,4 % en mai 2026, contre 2,2 % en avril, confirmant les estimations préliminaires. Il s’agit du niveau le plus élevé enregistré depuis février 2024.
Cette accélération est principalement due à la hausse des prix de l’énergie, dont la progression est passée de 14,3 % en avril à 16,6 % en mai. Cette évolution s’explique notamment par le rebond marqué des prix du gaz, qui ont augmenté de 11,3 % après avoir reculé de 3,1 % le mois précédent.
L’inflation dans les services a également progressé, atteignant 2,1 % contre 1,8 % en avril. En revanche, la hausse des prix alimentaires a légèrement ralenti à 1,1 %, contre 1,2 % un mois plus tôt. Les prix des produits manufacturés ont poursuivi leur baisse avec un recul de 0,6 %, tandis que l’inflation du tabac est restée stable à 3,2 %.
Sur une base mensuelle, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,1 % en mai, après une hausse de 1 % enregistrée en avril. Le ralentissement est principalement lié à une progression moins rapide des prix de l’énergie (+0,6 % contre +4,7 %), la hausse des prix du gaz ayant été partiellement compensée par la baisse des produits pétroliers (-1,9 % contre +8,2 %).
Les prix alimentaires ont progressé de 0,3 % sur le mois, soutenus par l’augmentation des prix des produits frais. Les produits manufacturés ont enregistré une légère hausse de 0,1 %, tandis que les prix des services et du tabac sont restés stables.
Par ailleurs, l’indice harmonisé des prix à la consommation (IPCH), utilisé pour les comparaisons au sein de l’Union européenne, a affiché une inflation annuelle de 2,8 % en mai, contre 2,5 % en avril. Sur une base mensuelle, l’IPCH a progressé de 0,1 %, après une hausse de 1,2 % le mois précédent.





























