Le Mali a mobilisé 109,14 milliards FCFA entre janvier 2025 et juin 2026 grâce au Fonds de financement des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, alimenté par les contributions des sociétés minières et des exploitants industriels de carrières.
Présenté le 31 juillet lors de la première réunion du Comité de pilotage du Fonds par le ministre de l’économie Alousseni Sanou, ce montant correspond aux ressources déjà collectées et destinées au financement de projets structurants. Les autorités précisent qu’il ne s’agit pas encore d’investissements réalisés, mais de fonds mobilisés en vue de soutenir le développement des infrastructures nationales.
Institué par le Code minier de 2023, ce mécanisme est financé, durant les cinq premières années d’exploitation des mines, par un prélèvement équivalant à 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des sociétés minières, auquel s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem. À partir de la sixième année d’exploitation, cette contribution est portée à 2,5 % du chiffre d’affaires.
À travers ce dispositif, Bamako entend accroître les retombées économiques de son secteur minier en orientant une partie des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles vers des investissements dans les transports, l’énergie et l’hydraulique, avec l’objectif de renforcer durablement les infrastructures du pays.






























