La Guinée s’appuie désormais sur un acteur mondial du négoce des matières premières pour commercialiser une partie de sa bauxite. Nimba Mining Company (NMC), société minière détenue à 100 % par l’État guinéen, a conclu le 7 septembre à Paris un accord commercial avec Glencore, prévoyant un préfinancement de plus de 300 millions USD pour accompagner la commercialisation de sa production.
L’accord, signé en présence du ministre des Mines et de la Géologie Bouna Sylla, de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget Mariama Ciré Sylla et du directeur général de Glencore, Gary Nagel, porte sur la commercialisation de 10 à 12 millions de tonnes de bauxite par an pendant cinq ans.
Pour la Guinée, le choix de Glencore répond à une volonté de diversifier les partenaires du secteur extractif et de renforcer l’attractivité de la Guinée auprès des grands opérateurs internationaux.
Fondé comme société de négoce, Glencore est aujourd’hui l’un des principaux groupes mondiaux spécialisés dans les matières premières, présent à la fois dans la production et la commercialisation de plus de 60 produits dans plus de 30 pays. Le groupe commercialise notamment de la bauxite, de l’alumine et de l’aluminium issus de producteurs tiers.
L’arrivée d’un tel partenaire donne aussi à NMC un accès à l’un des réseaux mondiaux de commercialisation des matières premières : « C’est un véritable coup de maître, car cet accord nous garantit non seulement la commercialisation de notre bauxite, mais aussi il nous ouvre des portes pour des futures coopérations », souligne Patrice L’huillier, directeur général de Nimba mining Company.
L’enjeu sera désormais de convertir ce partenariat en davantage de revenus, de compétences et de retombées économiques autour de la production nationale de bauxite.
Rappelons que cet accord intervient un peu plus d’un mois après la signature, le 3 août, de la première convention minière de NMC avec l’État guinéen. La société vise 10 millions de tonnes de bauxite en 2026, puis 12 millions de tonnes par an à partir de 2027. Elle prépare parallèlement un projet de raffinerie d’alumine d’une capacité de 1,2 million de tonnes par an.






























