La Commission d’interprétation et de conciliation de la branche professionnelle des Mines et Carrières a tenu, le 1er septembre 2025 à l’hôtel Kaloum, une conférence de presse consacrée à la mise en œuvre de la convention collective des mines.
Signée le 14 février 2025 et entrée en vigueur en août 2025, la convention collective des mines se présente comme guide de protection des travailleurs dans le secteur minier. Elle établit un salaire minimum conforme aux normes de l’Organisation internationale de travail en introduisant une grille salariale claire avec un salaire de base minimum. Le texte intègre également la sous-traitance en garantissant aux sous-traitants un minimum de 70 % du salaire de base des sociétés mères, tout en revalorisant la prime de départ à la retraite. Elle repose sur sept points fondamentaux, dont le droit de grève, les contrats de travail, la rémunération, la formation professionnelle, ainsi que les conditions de retraite et de départ anticipé.
Concernant le salaire de base minimum, l’inspecteur général du Travail, Mohamed Ouatarra a précisé que celui-ci est fixé « à 2 600 000 GNF pour un ouvrier et à 8 500 000 GNF pour un agent de maîtrise ».
Il faut rappeler que cette convention collective des mines est le fruit de 18 mois de négociation entre la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI), la Chambre des mines, l’Inspection générale du travail et le syndicat des travailleurs. Elle constitue un compromis destiné à améliorer la couverture sociale la protection des mineurs.






























