Lors de l’examen du volet Dépenses de la LFR 2025 le 17 novembre, le président du Conseil national de la transition (CNT), Dansa Kourouma, a révélé une insuffisance majeure dans le financement de la décentralisation. Sur 1 430,84 milliards GNF mobilisés pour les collectivités locales, seulement 131,21 milliards ont été rétrocédés à l’ANAFIC, soit 9,2 %.
Cette faiblesse de transfert fragilise directement le développement local, puisque l’ANAFIC est l’organe chargé d’accompagner les communes dans la réalisation d’infrastructures essentielles comme des écoles, des centres de santé, des pistes rurales, des réseaux d’eau, des équipements communautaires. Avec moins de 10 % des ressources attendues, de nombreux projets restent à l’arrêt, accentuant les disparités entre collectivités.
Pour renforcer la performance du dispositif, plusieurs pistes pourraient être envisagées notamment, l’instauration d’un système automatique de rétrocession, basé sur des pourcentages légalement verrouillés pour éviter les arbitrages politiques et les retards administratifs, améliorer la traçabilité des fonds destinés aux communes, renforcer le contrôle parlementaire sur les transferts non exécutés, ou encore digitaliser l’ensemble du processus pour réduire les délais.
De telles mesures contribueraient à sécuriser les financements et à garantir une mise en œuvre plus efficace des projets de développement local.






























