Les exportations d’or de la Guinée se sont établies à 2 339 921 onces, soit environ 72,7 tonnes en 2025, enregistrant une légère baisse de 2 % en glissement annuel, selon le bulletin du ministère des Mines et de la Géologie (MMG).
Par Nanfadima Condé
Le secteur artisanal demeure largement dominant, avec 49,6 tonnes exportées, représentant près de 68 % des volumes nationaux. Malgré cette prépondérance, la filière enregistre un repli de 5 % par rapport à 2024, où elle avait atteint 52,3 tonnes.
Sur le segment industriel, les exportations se sont établies à 19,94 tonnes, en baisse de 2 % comparativement aux 20,31 tonnes enregistrées un an plus tôt. Dans le détail, la Société aurifère de Guinée (SAG) arrive en tête avec 9,22 tonnes, suivie de la Société Minière de Dinguiraye (SMD) avec 4,20 tonnes, de la Société des Mines de Mandiana (SMM) avec 3,28 tonnes et de Kouroussa Gold Mine (KGM) avec 3,25 tonnes.
Le segment semi-industriel, en revanche, affiche une forte progression, avec des exportations passant de 1,74 tonne en 2024 à 3,23 tonnes en 2025, soit une hausse d’environ 86 %. Guinea Gold Exploration (GGE) a exporté 0,71 tonne, Guinea Birmian Gold (GBG) 1,53 tonne, New Japan Mining Company (NJMC) 0,66 tonne et Weily Mining 0,33 tonne.
Retombées fiscales et contribution au développement local
Par ailleurs, les sociétés aurifères ont versé plus de 1 043 milliards GNF au titre des taxes à l’exportation en 2025, selon le bulletin annuel du MMG, auxquels s’ajoutent 87,6 milliards de francs guinéens consacrés au développement local, confirmant le poids du secteur dans les recettes publiques et le financement des collectivités.
De même, il faut noter que l’intérêt pour l’or guinéen s’intensifie. E n début avril, Nimba Mining a officialisé un partenariat avec la société australienne Resolute Mining pour le développement de ses projets aurifères. Dans le même temps, Robex Resources a réalisé sa première coulée d’or à Kiniero, tandis que Sanu Gold a confirmé l’existence d’un couloir aurifère de 8 km à Dania, dans le bassin de Siguiri, renforçant l’attractivité du potentiel aurifère du pays.
À la croisée de volumes encore dominés par l’artisanat et d’un intérêt croissant des investisseurs, le secteur aurifère guinéen entre dans une phase de recomposition, où l’enjeu porte sur la structuration de la filière et l’amélioration de la captation de valeur.






























