En février 2026, les exportations guinéennes de bauxite se sont établies à 18 401 008 tonnes, contre 20 263 209 tonnes en janvier, soit une baisse de 9 %, selon les données du Ministère des Mines et de la Gélogie.
Cette diminution pourrait s’expliquer par un contexte de marché moins favorable : la demande chinoise, qui absorbe près de 70 % des exportations guinéennes, est en repli, tandis que les coûts de transport continuent d’augmenter. Pour répondre à ces défis et anticiper une meilleure régulation du secteur, le ministre des Mines, Bouna Sylla, a annoncé qu’il va réduire les volumes d’exportation à partir du mois d’avril. Cette mesure vise à encadrer le rythme d’exploitation, à orienter le secteur vers des revenus plus élevés et à promouvoir des opérations durables.
La Guinée a exporté plus de 182 millions de tonnes de bauxite en 2025, confirmant son rôle stratégique sur le marché mondial. Toutefois, la dépendance quasi totale à la demande chinoise expose le pays à un risque majeur : une baisse durable ou une interruption des achats pourrait fortement réduire les revenus miniers, fragiliser le financement des collectivités locales via le FODEL et peser sur les politiques budgétaires nationales.
Par ailleurs, 751 033 tonnes de fer ont été exportées en février, principalement extraites du site de Simandou par les sociétés WCS (376 659 T), Rio Tinto (201 504 T) et SGMF (172 033 T). Le fer reste un produit stratégique pour la Guinée, qui cherche à diversifier ses ressources minières et à consolider ses revenus face aux fluctuations des marchés internationaux.






























