Du 30 mars au 5 avril, les exportations d’or ont atteint 818 kg en hausse d’environ 10 % par rapport à la semaine précédente, selon les données du Ministère des Mines et de la Géologie.
Par Nanfadima Condé
Cette performance est essentiellement tirée par le segment artisanal, qui conforte sa position dominante avec 377 kg exportés contre 231 kg une semaine plus tôt, soit une progression de 63 %. Il représente à lui seul 46 % des volumes totaux sur la période.
En revanche, le segment industriel enregistre un net repli de 36 %, passant de 514 kg à 336 kg sur la même période. Sur ce segment, les principales contributions se répartissent comme suit : la Société des mines de Mandiana occupe la première place avec 160 kg, suivie de la Société aurifère avec 133 kg, tandis que Kouroussa Gold Mining enregistre 43 kg.
Enfin, le segment semi-industriel s’établit à 105 kg, confirmant un niveau d’activité plus modéré par rapport aux autres filières.
Il faut rappeler que ces derniers mois, l’or guinéen suscite de fortes convoitises. Nimba Mining a notamment officialisé, début avril, un partenariat avec la société australienne Resolute Mining en vue du développement de ses projets aurifères. De son côté, Robex Resources a réalisé sa première coulée d’or sur le site de Kiniero, tandis que Sanu Gold a confirmé, le 31 mars, l’existence d’un couloir aurifère de 8 km à Dania, dans le bassin de Siguiri.
Pour les autorités, cette dynamique de diversification pourrait constituer un levier majeur pour stabiliser les revenus du secteur extractif et réduire la dépendance à un nombre limité de matières premières






























