Le projet de raffinerie de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) franchit une nouvelle étape. Les 20 et 21 août 2026 à Paris, l’État guinéen, la CBG et son actionnaire Halco ont tenu deux journées de travail consacrées à l’avancement du projet, avec l’adoption d’un plan d’action pour les prochaines étapes.
Présidées par le ministère des Mines et de la Géologie, ces discussions devraient permettre de préciser la feuille de route du projet et de coordonner les prochaines actions entre les différentes parties prenantes. À terme, la raffinerie doit inscrire davantage la production de la CBG dans une logique de transformation locale de la bauxite et de captation de valeur en Guinée.
Le projet intervient alors que trois autres raffineries d’alumine sont déjà en construction à Boké, portées par State Power Investment Corporation (Spic), Winning Consortium Alumina Guinea (Wcag), filiale de la Société minière de Boké (SMB), et Chalco Guinea Company, avec une mise en entre 2028 et 2029 selon les autorités minières. L’aboutissement du projet de la CBG porterait ainsi à quatre le nombre de projets de raffineries d’alumine engagés dans le pays.
Cette perspective concerne un acteur majeur de la filière bauxitique. La CBG a exporté 4,13 millions de tonnes de bauxite au deuxième trimestre 2026. Sur l’ensemble de 2025, ses exportations ont atteint 17,37 millions de tonnes, en hausse de 89 % sur un an, plaçant la compagnie au troisième rang des exportateurs guinéens.
Cette stratégie portant sur transformation locale des ressources répond à l’orientation affichée par les autorités guinéennes, qui souhaitent que l’exploitation minière contribue davantage à la création de valeur sur le territoire. Pour la CBG, l’enjeu est d’autant plus important que la compagnie exporte de la bauxite depuis 1973, date de ses premières expéditions, soit plus d’un demi-siècle.































