Dans un décret publié le 9 juin 2026 à la RTG, le président de la République, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, a annoncé la création de la Centrale d’achat de l’État (CAE), un établissement public administratif placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances.
La mise en place de cette structure s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gestion des ressources publiques et de renforcement de l’efficacité de la commande publique. La CAE aura pour mission de centraliser et de mutualiser les acquisitions de biens et services communs destinés aux administrations publiques, dans le but d’améliorer la qualité des prestations, de réduire les coûts et de réaliser des économies d’échelle.
L’institution assurera notamment la gestion centralisée des achats de véhicules administratifs, d’équipements informatiques, de mobilier et de fournitures de bureau. Elle sera également chargée de coordonner les missions officielles à l’étranger, notamment l’acquisition des billets d’avion, les réservations d’hébergement, la gestion des frais de mission et la négociation de conditions tarifaires préférentielles auprès des prestataires.
Par ailleurs, la Centrale d’achat de l’État conduira les procédures d’achats mutualisés pour le compte des services publics et assurera la négociation ainsi que la conclusion d’accords-cadres et de marchés-cadres destinés à sécuriser les approvisionnements de l’administration à des coûts plus compétitifs.
Un outil de rationalisation de la dépense publique
La création de la CAE intervient dans un contexte où des préoccupations récurrentes de mauvaise gestion et de corruption sont régulièrement évoquées dans certaines opérations de commande publique, notamment sur les billets de voyage, les équipements et les dépenses de fonctionnement. Elle s’inscrit également dans un environnement marqué par des achats publics encore dispersés, avec des écarts de prix parfois importants pour des biens et services similaires.
En centralisant les achats de l’État, les autorités entendent mieux encadrer la dépense publique, réduire les coûts liés à la multiplication des intermédiaires et limiter les pratiques peu transparentes qui peuvent peser sur les finances publiques. L’objectif est de rendre la commande publique plus structurée, plus lisible et plus traçable, afin de renforcer la confiance, la discipline budgétaire et l’efficacité dans l’utilisation des ressources de l’État.





























