Habitués à suivre les grandes compétitions internationales sur Canal+, des millions de téléspectateurs africains devront s’adapter à un nouveau paysage audiovisuel. Malgré sa position dominante sur le continent, le groupe ne diffusera pas la Coupe du Monde 2026, dont les droits exclusifs ont été attribués à New World TV en Afrique subsaharienne.
Avec plus de 9,7 millions d’abonnés dans 19 pays d’Afrique francophone et près de 40 millions d’abonnés à l’échelle du continent après l’intégration du groupe sud-africain MultiChoice (DStv, GOtv et Showmax), Canal+ s’est imposé comme l’un des principaux acteurs de la télévision payante en Afrique.
Pour la première fois depuis plusieurs éditions du Mondial, le groupe français ne sera toutefois pas au centre de la diffusion de la compétition. Les droits exclusifs des 104 matchs ont été acquis par le groupe togolais New World TV, qui devient ainsi le principal diffuseur du tournoi en Afrique subsaharienne.
Cette nouvelle configuration modifie les habitudes de millions de supporters. Les chaînes publiques nationales, notamment la RTI en Côte d’Ivoire, la RTS au Sénégal ou encore la RTG en Guinée, ne disposent que de droits limités et ne pourront retransmettre qu’une partie des rencontres.
Si l’Afrique n’est donc pas privée de la Coupe du Monde, l’accès à l’intégralité de la compétition devient plus restreint pour une partie du public. L’absence de Canal+, dont la couverture et la pénétration du marché restent sans équivalent sur le continent, pourrait réduire la visibilité du tournoi auprès de nombreux foyers habitués à suivre les grands événements sportifs via ses bouquets. Une situation qui relance le débat sur l’accessibilité des compétitions mondiales dans un contexte de hausse continue de la valeur des droits audiovisuels.






























