Dimanche 7 décembre 2025, une tentative de coup d’État a été menée contre le président béninois Patrice Talon. Un groupe de militaires a brièvement pris le contrôle de la télévision publique pour annoncer la destitution du chef de l’État et la dissolution des institutions, invoquant des tensions internes et des mécontentements dans l’armée.
Rapidement, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a rassuré la population en affirmant que « un petit groupe de soldats a lancé une mutinerie, mais les Forces armées béninoises sont restées républicaines et la situation est sous contrôle ». Dans une intervention télévisée le soir même, le président Patrice Talon a déclaré que « cette trahison ne restera pas impunie. Nous avons restauré l’ordre et la stabilité » et a salué la loyauté des Forces armées, rappelant leur rôle crucial dans la préservation de la République.
Face à cette crise, la CEDEAO a d’abord condamné fermement la tentative de putsch avant d’annoncer le déploiement d’une force régionale composée de troupes du Nigeria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone. Une démarche inédite au regard de la situation ouest-africaine, où plusieurs coups d’État ont été enregistrés ces cinq dernières années sans qu’aucune intervention militaire directe de la CEDEAO n’ait été engagée. Ce réveil tardif pourrait non seulement souligner la gravité de la situation au Bénin, mais aussi, potentiellement, dissuader de futures tentatives et contribuer à restaurer une stabilité régionale déjà fragilisée par la succession de putschs.
Il faut rappeler le président Talon, dont le mandat prendra fin en avril 2026, a déjà désigné son ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, comme son représentant pour la prochaine élection présidentielle, un signal fort en faveur d’une transition pacifique et de la continuité politique souhaitée par le chef de l’État.





























