Par Eco Finance Guinée
Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), via la Direction générale des élections (DGE), a récemment publié un communiqué le 8 aout rappelant le cadre légal de la campagne référendaire. Selon l’article 17 de la loi L/2025/012/CNT, la campagne officielle ne peut débuter que 21 jours avant le scrutin et doit être close 48 heures avant le vote. La DGE y dénonce des actions « unilatérales » de certains citoyens, qualifiées de violation des règles en vigueur, et les appelle à cesser toute activité assimilable à une campagne prématurée.
Une vulgarisation qui ressemble fortement à une campagne
Pourtant, sur le terrain, la distinction entre campagne interdite et vulgarisation officielle du projet de Constitution semble floue. Depuis le début de la diffusion du texte, des campagnes du ‘OUI’ on commencé sur les réseaux sociaux, des voitures arborant le logo du président circulent dans les rues, des T-shirts pro-référendum sont distribués massivement, et des meetings mobilisant cadres publics et privés se multiplient. Pour beaucoup d’observateurs, la campagne a bel et bien commencé.
Parallèlement, des groupes de jeunes, des associations et des citoyens indépendants organisent, eux aussi, des actions de sensibilisation en faveur du projet constitutionnel.
Cette situation crée une confusion parmi les populations. D’un côté, l’État insiste sur le respect de la légalité, mais de l’autre, des actions coordonnées baptisées sensibilisation reproduisent les codes d’une campagne électorale.
Si la DGE s’efforce de maintenir l’aspect juridiques, la réalité du terrain montre une autre dynamique difficile à arrêter.
A rappeler, la date du vote de la nouvelle constitution est prévue le 21 septembre 2025.





























