Le 20 août 2025, un drame a frappé la commune de Manéah, préfecture de Coyah. Provoqué par de fortes pluies ayant entrainé l’effondrement d’une partie de la montagne, ce glissement de terrain a enseveli plusieurs habitations, et a coûté la vie à au moins neuf personnes, selon le bilan provisoire du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’aménagement du territoire.
Le sinistre survenu dans la nuit du 20 août pour se poursuivre jusqu’au matin du 21 août, a mobilisé d’importants secours. Le ministre de l’Urbanisme, Mory Condé, s’est rapidement rendu sur les lieux avec le Génie militaire, l’Agence nationale de gestion des urgences (ANGUCH), la Croix-Rouge ainsi que les forces de sécurité. Sa présence immédiate, au-delà de son devoir, témoigne d’une volonté de réagir vite et d’apporter un soutien direct aux sinistrés. « C’est une partie de la montagne qui a cédé sous l’effet de la pluie, avant de s’abattre sur les bâtiments », a-t-il expliqué, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à accompagner les victimes et leurs familles.
Ce drame survient quelques jours seulement après un autre glissement de terrain enregistré à Simbaya, dans la commune urbaine de Dubréka.
Ces catastrophes ne sont pas uniquement la conséquence de la pluie, mais aussi d’une urbanisation anarchique qui expose des familles entières à la mort. La véritable question est de savoir pourquoi l’on continue de construire au pied des montagnes et dans des zones connues pour leur dangerosité. Face à cette réalité, les autorités ne peuvent plus se limiter aux interventions d’urgence : elles doivent désormais agir en amont, en identifiant et en dégageant les zones à risques pour protéger les populations. Car si ailleurs la saison des pluies rime avec abondance et espoir, en Guinée elle s’accompagne souvent de peur et de deuil. Depuis son début cette année, plus de 35 vies ont déjà été perdues. Un lourd bilan qui sonne comme un cri d’alarme et appelle à des décisions courageuses pour que la pluie, source de vie, cesse d’être un facteur de mort.






























