D’après la mise à jour d’octobre de la Banque mondiale (BM), sur la situation économique de la Guinée, la croissance du pays devrait progresser à 7,5 %, alors que le taux de pauvreté (<4,20 USD par jour, PPA de 2021) devrait ralentir à 23,5 % en 2025.
Par Habib Tapha Sylla
Après une progression de 5,4 % en 2024 (2,9 % par habitant), le taux de croissance de la Guinée devrait s’accélérer à 7,5 % en 2025, sous l’effet d’améliorations sectorielles généralisées, indique l’institution. Cette performance est principalement tirée par le secteur minier, dont les exportations ont bondi de 31 % en glissement annuel au premier semestre 2025, avec le démarrage de la production de nouvelles entreprises.
De plus, la croissance hors mines devrait augmenter de 5,6 % en 2025, portée par l’augmentation des investissements publics et les retombées de la réévaluation 2025 de l’indice des salaires des fonctionnaires.
Le taux de pauvreté devrait ralentir en 2025
L’inflation a ralenti à 2,5 % entre janvier et avril 2025, contre 5,1 % en 2024, sous l’effet du ralentissement de l’inflation dans les transports et les denrées alimentaires. La baisse de l’inflation alimentaire combinée à l’augmentation du PIB réel par habitant, devrait réduire à 23,5 %, le taux de pauvreté à moins de 4,20 USD par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2021) en 2025, (contre 28,4 % en 2024).
une légère réduction du déficit budgétaire prévue en 2025
Le déficit budgétaire devrait s’établir à 4,6 % du PIB en 2025 (contre 4,8 % en 2024), en raison de l’augmentation des dépenses d’investissement et de la consommation publique, qui portera la dette à environ 44,2 % du PIB en 2025.
Perspective économique de la Guinée pour 2026-2027
En 2026-2027, la croissance du pays devrait progresser de 10,4 % en moyenne, portée par le projet Simandou. La croissance dans le secteur non minier devrait se chiffrer à 5,8 % en 2026-2027 en moyenne, portée par la consommation et l’investissement public.
L’inflation devrait rester modérée, à 3 % alors que déficit budgétaire devrait rester quasiment inchangé, s’établissant en moyenne à 4,5 % du PIB en 2026-2027. Le ratio dette/PIB s’établit en moyenne à 44,3 %.






























