L’or pourrait atteindre des niveaux historiques au premier semestre 2026, porté par les tensions géopolitiques persistantes et l’alourdissement de la dette publique mondiale (environ 93 % du PIB mondial en 2024, selon le FMI). Dans une note publiée jeudi, HSBC, l’un des plus grands groupes bancaires internationaux, anticipe un pic potentiel autour de 5 000 USD l’once.
La banque britannique nuance toutefois cet optimisme. Elle a légèrement abaissé sa prévision de prix moyen pour 2026, désormais estimée à 4 587 USD l’once, contre 4 600 USD précédemment. En cause : le risque qu’une envolée trop rapide des cours provoque une correction en seconde partie d’année.
Selon HSBC, cette correction pourrait s’accentuer si les risques géopolitiques s’atténuaient ou si la Réserve fédérale américaine interrompait son cycle de baisse des taux, réduisant ainsi l’attrait de l’or comme valeur refuge. La banque table sur une forte volatilité, avec une large fourchette de prix comprise entre 3 950 et 5 050 dollars l’once en 2026, pour un niveau attendu autour de 4 450 dollars en fin d’année.
À long terme, HSBC se montre plus confiante. L’institution a revu nettement à la hausse ses projections pour les années suivantes, avec un prix moyen estimé à 4 625 USD en 2027, 4 700 USD en 2028, et une première prévision pour 2029 à 4 775 USD l’once, confirmant la place centrale de l’or dans les stratégies de couverture face aux incertitudes économiques mondiales.





























