Le Ghana, premier producteur d’or d’Afrique, a donné jusqu’au 30 avril 2025 aux opérateurs étrangers pour quitter le marché local de l’or, selon un communiqué du ministère des Finances. Cette décision met fin à un système mixte où locaux et étrangers, titulaires de licences d’exportation, pouvaient acheter et exporter l’or issu de l’exploitation artisanale.
Désormais, seul le système GoldBod, mis en place par le gouvernement, sera habilité à acheter, vendre, analyser et exporter l’or artisanal. Toutes les anciennes licences ont été annulées.
En centralisant ce commerce, Accra espère mieux contrôler les flux d’or, accroître les revenus de l’Etat tout en maintenant la stabilité de la monnaie nationale.
La réforme intervient dans un contexte mondial tendu, o où l’or attire à nouveau les investisseurs en quête de valeur refuge, sur fond de rivalité sino-américaine.
Rappelons qu’en 2024, les exportations aurifères du Ghana ont bondi de 53,2 %, atteignant 11,64 milliards USD, dont près de 5 milliards provenaient de mineurs artisanaux légaux. Le gouvernement veut désormais capter davantage de cette manne.































