Du 7 au 8 octobre 2025, le cours de l’or s’est hissé au-dessus des 4 000 USD l’once, une première fois l’histoire des marchés, reflétant l’incertitude économique mondiale et l’attrait renouvelé des investisseurs pour le métal jaune.
Par Nanfadima Condé
Le métal jaune s’est hissé à 4 035 USD l’once ce 8 octobre 2025 à 7h35 GMT à Conakry, enregistrant une hausse d’environ de +55 % depuis le début de l’année. Jamais un tel niveau n’avait été atteint, et peu d’analystes prévoyaient un tel rallye pour 2025. Cette flambée est portée par l’incertitude économique mondiale : l’impasse budgétaire aux États-Unis provoquant un shutdown, les crises politiques en Europe, ainsi que les tensions géopolitiques en Ukraine et au Moyen-Orient incitent les investisseurs à privilégier l’or. Par ailleurs, les anticipations de baisse des taux directeurs par la Fed renforcent l’attrait du métal jaune pour sécuriser les portefeuilles face à la volatilité des marchés.
Quelle conséquence pour l’Afrique ?
Pour l’Afrique de l’Ouest, cette envolée ouvre des perspectives importantes. Les pays producteurs comme le Ghana, le Burkina Faso, le Mali ou encore la Guinée pourraient voir leurs revenus issus des taxes minières et des royalties augmenter sensiblement. En Guinée, où l’or prend une place croissante aux côtés de la bauxite dans les exportations, cette hausse des prix pourrait élargir les marges des opérateurs aurifères et des artisans, sous réserve toutefois d’un encadrement étatique efficace.
Alors que le métal précieux poursuit sa progression, cette dynamique illustre combien l’équilibre de la politique monétaire américaine reste déterminant pour les marchés. Plus que jamais, l’or s’impose comme un baromètre de la confiance dans les institutions financières mondiales.






























