Anicet-Georges Dologuélé, le principal opposant centrafricain, a annoncé avoir renoncé à sa nationalité française pour se conformer à la Constitution et pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de décembre 2025. Il a qualifié cette décision, essentielle pour valider sa candidature face au président sortant Faustin Archange Touadéra, de prise « avec beaucoup de peine », tout en réaffirmant son ambition de « diriger son pays ».
Cet acte est un geste politique stratégique pour ce vétéran de la politique, déjà défait par Touadéra en 2016 et 2020. En sacrifiant sa binationalité, Dologuélé contourne une réforme controversée qui favorise le pouvoir en place et tente de consolider sa position de « chef de file de l’opposition » à l’aube d’un scrutin qui s’annonce très disputé.






























