Face à l’aggravation du réchauffement climatique, Antonio Guterres n’a pas mâché ses mots. Le mardi 22 juillet 2025, depuis le siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l’ONU a lancé un vibrant appel à l’humanité : tourner résolument le dos aux énergies fossiles pour s’engager vers un avenir fondé sur les énergies renouvelables.
Devant un auditoire composé d’Ambassadeurs, de ministres, d’experts des grandes institutions internationales (FMI, AIE, IRENA, Banque mondiale…), Guterres a souligné que le monde entrait dans une « ère nouvelle », marquée par le déclin des énergies fossiles et l’essor des énergies propres comme le solaire et l’éolien. Selon lui, les données sont sans appel : « l’énergie solaire est aujourd’hui 41 % moins chère que les énergies fossiles. L’éolien en mer, 53 % moins cher. Plus de 90 % des nouvelles installations renouvelables produisent une électricité moins coûteuse que le combustible fossile le moins cher ».
Il précise que le secteur des énergies propres emploie déjà 35 millions de personnes dans le monde, soit davantage que le secteur fossile. En 2023, les énergies renouvelables ont représenté 10 % de la croissance du PIB mondial. Toutefois, il déplore un ralentissement en 2024, avec une réorientation partielle des investissements vers les énergies polluantes.
Autre point fort souligné par Antonio Guterres est la facilité de déploiement de ces énergies : « on ne peut pas construire une centrale à charbon au fond d’un jardin. Mais on peut installer des panneaux solaires dans le village le plus isolé ».
Des milliers de systèmes solaires ou éoliens autonomes alimentent déjà écoles, dispensaires et foyers dans des zones rurales autrefois privées d’électricité.
Le chef de l’ONU appelle à un sursaut de responsabilité collective, estimant que la transition énergétique est non seulement un impératif climatique, mais aussi une opportunité économique et humaine pour un monde plus équitable, plus propre et plus durable.































