En mars 2026, les prix des logements dans les 20 plus grandes villes américaines ont progressé de seulement 0,8 % sur un an, selon l’indice S&P Cotality Case-Shiller, contre 0,9 % en février et en dessous des attentes du marché (1,0 %). Il s’agit de la plus faible hausse annuelle depuis juillet 2023, confirmant un ralentissement durable du marché immobilier résidentiel américain.
Cette dynamique s’explique principalement par le maintien de taux d’intérêt élevés, qui freinent l’accès au crédit immobilier, ainsi que par la pression persistante de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages. Dans ce contexte, la demande se modère et limite la progression des prix. Pour le dixième mois consécutif, l’inflation à la consommation a augmenté plus vite que les prix de l’immobilier, entraînant une érosion du patrimoine immobilier en termes réels. Autrement dit, la valeur réelle des biens immobiliers recule une fois l’inflation prise en compte.
Les évolutions restent toutefois contrastées selon les régions. Les villes du Midwest et du Nord-Est continuent d’enregistrer des hausses modestes, tandis que plusieurs marchés du Sud et de l’Ouest montrent des signes de recul ou de stagnation.
Chicago affiche la plus forte progression annuelle (+6,1 %), suivie de New York (+4,0 %) et Cleveland (+3,0 %). À l’inverse, Seattle enregistre la plus forte baisse (-2,5 %). D’autres marchés comme Denver (+2,0 %), Tampa (+1,9 %), Dallas (+1,7 %) et Phoenix (+1,6 %) enregistrent des hausses limitées.
Dans l’ensemble, le marché immobilier américain confirme une phase de ralentissement, marquée par un essoufflement de la croissance des prix et de fortes disparités régionales.




























