Malgré les perturbations du commerce mondial liées à la fermeture du détroit d’Hormuz, l’économie japonaise a réussi à réduire significativement son déficit commercial en mai 2026. Portées par les exportations de semi-conducteurs et de produits technologiques, les ventes à l’étranger ont progressé plus rapidement que les importations, illustrant la capacité du pays à compenser les chocs énergétiques par la performance de son industrie.
Le déficit commercial du Japon s’est établi à 378,7 milliards de yens en mai 2026, contre 662,5 milliards de yens un an plus tôt. Ce résultat, nettement meilleur que les attentes du marché, reflète la vigueur des exportations japonaises dans un contexte international pourtant marqué par les tensions géopolitiques.
Les exportations ont bondi de 17 % sur un an, atteignant 9 511,5 milliards de yens, leur plus forte progression depuis novembre 2022. Cette performance est principalement soutenue par la demande mondiale en semi-conducteurs et en équipements technologiques, qui continue de résister aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Dans le même temps, les importations ont augmenté de 12,5 %, à 9 890,2 milliards de yens, enregistrant un quatrième mois consécutif de hausse. Cette progression traduit la solidité de la demande intérieure, stimulée par les mesures de soutien économique mises en place par le gouvernement japonais à la fin de 2025.
Par ailleurs, la croissance des importations est restée soutenue malgré le recul des approvisionnements en pétrole brut provoqué par les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz. Une situation qui souligne la capacité de l’économie japonaise à absorber les chocs extérieurs tout en maintenant le dynamisme de sa consommation et de son appareil productif.






























