Alors que les économies sont confrontées à une multiplication des incertitudes liées aux tensions géopolitiques, aux fluctuations des prix des matières premières et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, la Guinée veut accélérer la modernisation de ses outils de prévision économique afin d’améliorer la qualité de ses décisions publiques et la résilience de son économie.
Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a présenté de nouveaux modèles d’analyse et de simulation destinés à renforcer les capacités nationales de prévision et de prospective économique, le 17 juin 2026.
Au cœur de ce dispositif figure SYLI, le premier Modèle d’Équilibre Général Calculable (MEGC) adapté à l’économie guinéenne. Cet outil permet de mesurer l’impact de différentes politiques économiques, d’évaluer les effets des investissements publics et privés et de simuler les conséquences de chocs extérieurs sur l’activité nationale. Les travaux ont notamment intégré plusieurs scénarios liés aux tensions géopolitiques internationales, aux marchés énergétiques et aux chaînes logistiques mondiales, afin de mieux préparer l’économie guinéenne aux évolutions de l’environnement extérieur.
L’enjeu est stratégique pour une économie fortement exposée aux variations des cours internationaux des matières premières et à l’évolution de l’environnement économique mondial. Grâce à ces nouveaux instruments, les autorités disposeront d’une meilleure visibilité sur les effets potentiels des réformes fiscales, budgétaires ou sectorielles avant leur mise en œuvre.
Ces outils devraient également contribuer à améliorer l’allocation des ressources publiques, à renforcer l’évaluation des politiques économiques et à identifier plus rapidement les risques susceptibles d’affecter la croissance, l’emploi ou le pouvoir d’achat.





























