Les automobilistes et ménages ivoiriens paient plus cher certains produits pétroliers depuis le 1er août. Pour la période allant jusqu’au 31 août, le prix du litre de super sans plomb est fixé à 905 FCFA, contre 875 FCFA en juillet. Le gasoil passe à 725 FCFA, contre 700 FCFA précédemment, tandis que le pétrole lampant atteint 785 FCFA, contre 745 FCFA.
La Direction générale des Hydrocarbures (DGH) justifie cette révision des prix par les fortes perturbations du marché pétrolier mondial liées au conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui a entraîné le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
Depuis le début des tensions au Moyen orient en février, les cours du brut ont atteint des niveaux particulièrement élevés. Le Brent est ainsi passé d’environ 72 dollars le baril avant le déclenchement des tensions à plus de 113 dollars en mai 2026, avant de redescendre progressivement pour évoluer autour de 89 dollars le 17 août, alors que les négociations entre Washington et Téhéran restent bloquées et que le trafic dans le détroit demeure fortement perturbé.
Reuters note toutefois que la baisse des cours du brut ne se traduit pas nécessairement par une diminution immédiate des prix à la pompe. Les produits raffinés restent notamment sous pression en raison des perturbations des capacités de raffinage et de l’offre de carburants.
À terme, une prolongation des tensions au Moyen-Orient et des perturbations des flux pétroliers pourraient continuer à exercer une pression sur les prix des carburants dans les pays africains fortement dépendants des importations. La Côte d’Ivoire n’est d’ailleurs pas isolée : selon les données disponibles pour juin, le pays figurait déjà parmi les marchés africains où l’essence était relativement chère, à environ 1,55 dollar le litre.






























