La Guinée entend accélérer la mise à niveau de ses infrastructures sportives. Lors d’une conférence de presse organisée, le 17 août 2026 à Conakry, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a fait le point sur l’état d’avancement des travaux du stade du 28 Septembre et du stade Général Lansana Conté de Nongo, 2 infrastructures au cœur de la stratégie de modernisation du secteur sportif.
La principale avancée concerne le stade du 28 Septembre, qui a obtenu une homologation temporaire de la Confédération africaine de football (CAF). Cette décision permet à la Guinée d’accueillir de nouveau ses matchs officiels à domicile, dès le mois prochain, dans cette enceinte d’une capacité de 18 000 places.
Cette homologation met fin, au moins temporairement, à une situation qui contraint la sélection nationale à disputer ses rencontres à domicile à l’étranger depuis juin 2022. Pour l’État, le retour des matchs internationaux sur le territoire national représente également un enjeu financier. Le ministre a souligné que l’organisation de ces rencontres hors du pays « coûte trop cher à l’État ».
Au-delà de l’aspect sportif, le retour du Syli national à Conakry devrait permettre de relancer l’activité autour des rencontres internationales, notamment à travers la billetterie, les transports, la restauration, l’hébergement et les autres services associés aux événements sportifs.
Le gouvernement vise désormais l’homologation définitive du stade du 28 Septembre, « Je reste fermement engagé à achever les derniers travaux dans les meilleurs délais afin que le stade du 28 Septembre puisse obtenir son homologation définitive auprès de la Confédération africaine de football », a déclaré Cellou Baldé.
Parallèlement, les travaux du stade Général Lansana Conté de Nongo se poursuivent, selon le ministre, le chantier avance à un rythme soutenu et pourrait permettre au Syli national d’y disputer une rencontre dès novembre. L’achèvement des travaux est, lui, annoncé « d’ici à la fin de l’année 2026 ».
La modernisation de ces deux infrastructures pourrait ainsi dépasser le seul cadre sportif. Pour la Guinée, disposer de stades répondant aux normes internationales renforcerait sa capacité à accueillir des compétitions régionales et continentales. Ces événements pourraient générer des retombées pour plusieurs secteurs de l’économie, notamment le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, les transports et le commerce.
À plus long terme, la disponibilité d’infrastructures homologuées et la capacité à organiser des compétitions internationales pourraient également renforcer les ambitions de la Guinée en matière d’accueil de grands événements sportifs, notamment une éventuelle candidature à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).
La réussite de ces projets constituera toutefois un enjeu majeur pour le pays, au-delà de l’achèvement des travaux, leur homologation définitive, leur entretien et leur exploitation durable seront déterminants pour transformer ces investissements en véritables leviers de développement sportif et économique.






























