L’Alliance des États du Sahel (AES) a franchi une nouvelle étape dans sa structuration économique avec la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement. Le 11 décembre, les autorités financières du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont procédé à la signature des statuts de l’institution, un acte qui consacre juridiquement sa naissance et ouvre la voie à son opérationnalisation.
Dotée d’un capital de 500 milliards FCFA (environ 890 millions USD), la banque est pensée comme un outil financier souverain destiné à financer des projets structurants dans l’espace AES, notamment dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, les transports et le soutien au secteur productif. L’objectif affiché est de mobiliser des ressources propres pour accompagner le développement, dans un contexte de redéfinition des partenariats financiers traditionnels.
Au-delà de la sphère financière, cette initiative illustre la volonté des États membres de se doter de mécanismes communs de financement pour renforcer leur autonomie économique.
Toutefois, l’enjeu pour cette banque confédérale de l’AES résidera dans sa capacité à s’insérer durablement dans l’écosystème financier régional et international. À défaut de partenariats techniques et financiers solides, son action pourrait rester contrainte par un capital limité et un environnement financier de plus en plus segmenté.





























