Neuf jours après son investiture en tant que quatrième président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya a fait le choix de la continuité. Dans un décret lu ce lundi 26 janvier à la télévision nationale, le chef de l’État a reconduit Amadou Oury Bah dans ses fonctions de Premier ministre, confirmant une continuité assumée au sommet de l’exécutif.
Cette décision, largement anticipée par l’opinion publique et les observateurs, consacre une reconduction sans surprise, tant le maintien de Bah Oury apparaissait comme une évidence institutionnelle et politique. Elle traduit surtout la confiance renouvelée du président de la République envers un chef de gouvernement qui s’est imposé, durant la transition, comme un pilier de la stabilité exécutive.
En poste depuis le 27 février 2024, Amadou Oury Bah a conduit l’action gouvernementale dans un contexte sensible, marqué par des attentes sociales fortes et des enjeux diplomatiques majeurs. À la Primature, il s’est distingué par un pilotage ferme mais ouvert du gouvernement, assumant la parole publique et ne se dérobant ni aux questions de fond ni à l’exercice médiatique. Une posture rare, saluée par de nombreux analystes, qui lui a permis d’incarner une gouvernance de dialogue sans renoncer à l’autorité de l’État.
Son action a également contribué à restaurer un climat de stabilité, tant sur le plan social qu’au niveau des relations diplomatiques, tout en maintenant le cap sur les réformes économiques et institutionnelles engagées. Une méthode fondée sur l’expérience, la rigueur et la constance, qui a renforcé sa crédibilité au cœur de l’appareil étatique.
Âgé de 68 ans, Amadou Oury Bah dispose d’un parcours intellectuel et politique solide, alliant formation scientifique, expertise économique et engagement de longue date en faveur de la réconciliation nationale. Autant d’atouts qui expliquent le choix du président Doumbouya de s’appuyer, une nouvelle fois, sur un profil aguerri pour conduire les grands chantiers du nouveau quinquennat.
Cette reconduction envoie un signal fort : la transition est close, mais la continuité de l’action gouvernementale demeure un impératif stratégique.






























