Le gouvernement burkinabè a décidé de ramener le nombre de jours fériés de 15 à 11, une mesure adoptée en Conseil des ministres le 11 septembre 2025 afin de réduire les pertes économiques liées aux jours non travaillés.
Selon le ministre de la Fonction publique, Mathias Traoré, le temps de travail annuel effectif par agent public n’atteint que 214 jours sur 365, une situation jugée pénalisante pour la productivité nationale. Les jours fériés, lorsqu’ils coïncident avec les week-ends, représenteraient un manque à gagner de plus de 67 milliards FCFA pour l’économie, selon une étude du ministère de l’Économie et des Finances.
Pour y remédier, le gouvernement a supprimé quatre dates symboliques notamment, le 3 janvier (fête de la Révolution de 1966), le 5 août (Proclamation de l’indépendance), le 31 octobre (journée des Martyrs et commémoration de l’insurrection de 2014) et le lundi de Pâques.
Cette mesure devrait permettre à l’État d’économiser environ 16,8 milliards FCFA par an. Les journées de recueillement et de commémoration se tiendront désormais en période travaillée, avec des modalités qui seront fixées par communiqué des ministères concernés.
Entre impératifs budgétaires et devoir de mémoire, le Burkina Faso cherche un équilibre délicat en préservant sa productivité tout en continuant d’honorer ses dates historiques.






























