La 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), organisée au Maroc en 2025 s’est achevée. D’un côté, elle établit des records, s’imposant comme « le plus grand succès commercial de l’histoire du football africain ». De l’autre, son dénouement sportif a été entaché par une finale chaotique, rappelant les défis persistants dans l’organisation de méga-événements.
Les chiffres dévoilés par la Confédération Africaine de Football (CAF) parlent d’eux-mêmes et confirment une dynamique des revenus commerciaux de la compétition qui auraient ont augmenté de plus de 90% par rapport aux éditions précédentes.
Le portefeuille de partenaires s’est considérablement élargi, passant de 9 sponsors en 2021 à 17 en 2023, pour atteindre le chiffre remarquable de 23 partenaires commerciaux pour l’édition marocaine (MediTV). Cette attractivité a conquis les grandes marques internationales, consolidant la CAN comme un produit média et marketing de premier plan. La distribution des droits médias a également progressé, ouvrant de nouveaux marchés prometteurs en Asie, notamment en Chine et au Japon, tout en renforçant sa présence sur les marchés traditionnels.
Des retombées économiques massives sur le territoire hôte
Sur le plan économique local, l’impact a été considérable. L’événement a attiré près de 1,12 million de spectateurs dans les stades, un record absolu en 35 éditions, générant une effervescence palpable. Les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des transports et du commerce ont connu un boom d’activité. Les dépenses directes liées aux visiteurs, aux délégations et à l’organisation sont estimées à plusieurs centaines de milliards de FCFA injectées dans l’économie nationale.
Cette dynamique positive a profité à tous les échelons. De nombreuses PME et acteurs du secteur informel autour des stades et des fan-zones ont enregistré des hausses de chiffre d’affaires supérieures à 30%, illustrant l’effet d’entraînement d’un tel événement.
Une finale et une édition controversées sur le plan sportif
Cependant, cette édition historique sur le plan financier restera aussi comme l’une des plus controversées sportivement. La compétition a été marquée par des tensions et des polémiques, qui ont culminé lors de la finale opposant le Sénégal, vainqueur final, au pays hôte, le Maroc.
Le succès financier, aussi éclatant soit-il, ne peut faire abstraction de sécurité, d’organisation impeccable et d’équité sportive. L’héritage de cette CAN sera celui d’un record historique de revenus, tempéré par le souvenir d’une finale tumultueuse, rappelant que la passion du football doit toujours s’accompagner d’une logistique irréprochable pour préserver l’essence même du sport et la sécurité de ses supporters






























