Du 12 au 13 février 2026, Conakry a accueilli des experts bancaires et financiers venus de plusieurs pays pour débattre du rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans l’accélération du financement de l’économie africaine, ainsi que des enjeux réglementaires liés à son utilisation.
Durant deux jours, des dirigeants de banques, régulateurs, experts financiers et acteurs économiques se sont réunis à Conakry pour réfléchir à l’impact de l’intelligence artificielle sur le secteur bancaire africain. Les échanges ont porté sur la manière dont l’IA peut améliorer l’efficacité des banques tout en renforçant leur capacité à financer durablement les économies du continent.
Parmi les thématiques abordées figuraient l’inclusion financière, la transformation digitale, la gouvernance de la dette publique, les risques émergents liés à l’utilisation de l’IA, l’effet d’éviction et le sous-financement, ainsi que les réformes réglementaires et les alternatives innovantes de financement.
Les intervenants ont souligné que l’intelligence artificielle permet aux banques de gagner en productivité, d’optimiser l’analyse des risques, d’accélérer le traitement des données et d’améliorer la prise de décision. Toutefois, ils ont reconnu que les coûts d’investissement technologique demeurent élevés. Une mutualisation des infrastructures ou des plateformes entre établissements bancaires a été évoquée comme solution pour réduire ces charges.
Le 1er panel, consacré à l’optimisation du financement de l’économie à travers les opérations business de l’IA, a mis en avant les gains d’efficacité et les opportunités de croissance qu’offre cette technologie.
Le 2e panel a porté sur la maîtrise des investissements technologiques, notamment les coûts, les solutions disponibles et la rentabilité de l’IA dans les institutions financières. Les experts ont insisté sur la nécessité d’adopter des stratégies d’investissement progressives et adaptées aux réalités africaines.
Lors du dernier panel, centré sur la gestion des risques liés à l’IA et sur la réglementation comme contrainte et opportunité, les panélistes ont souligné qu’il est impossible de freiner l’innovation technologique. Selon eux, les capacités de calcul des systèmes d’IA dépassent largement celles de l’humain. Cependant, ils ont insisté sur l’importance de renforcer les compétences des cadres bancaires afin de mieux comprendre ces outils et d’encadrer efficacement leur utilisation.
De plus, ils ont également rappelé que si l’IA constitue un levier de performance et un instrument de sécurisation des processus, elle comporte aussi des risques opérationnels, éthiques et réglementaires. Sa régulation relève donc de la responsabilité des États et des autorités de supervision.
Au terme des échanges, les participants ont conclu que l’intelligence artificielle est devenue un outil incontournable pour accroître la capacité de financement des banques africaines. Toutefois, son déploiement efficace passe nécessairement par un cadre réglementaire clair, adapté et équilibré.






























