Le gouvernement serre la vis dans le secteur industriel. À travers un arrêté diffusé à la RTG le 17 juillet 2025, le ministère du Commerce, de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises a annoncé la fermeture de 1 724 unités industrielles à travers le pays. Une décision radicale qui s’inscrit dans une opération de « mise en conformité » du tissu industriel national.
Selon les autorités, ces unités ont été fermées pour exercice illégal d’activités industrielles, en violation des réglementations en vigueur. En conséquence, les produits issus de ces structures sont immédiatement retirés du marché guinéen, a précisé le ministère.
Dans la foulée, quatre entreprises ayant obtenu des certificats d’investissement ont vu leurs autorisations purement et simplement annulées, pour non-respect de leurs engagements réglementaires. Ces sociétés, bénéficiaires d’avantages fiscaux et douaniers liés au code des investissements, sont désormais exclues du régime préférentiel. Il s’agit de : Galerie EDF (montage de climatiseurs et cuisinières mixtes), Arrêté : A 2022/1261/MCIPME/SGG du 22 juin 2022 ; Soguitrel (fabrication de transformateurs, câbles électriques, et création d’un laboratoire de contrôle), Arrêté : A 2022/1130/MCIPME/SGG du 24 mai 2022 ; Toé Guinea (production de pelles et couteaux), Arrêté : A 2022/1199/MCIPME/SGG du 9 juin 2022 ; CGS Katering (production de boissons naturelles à base de produits agricoles), Arrêté : A 2022/1152/MCIPME/SGG du 27 mai 2022
Selon l’article 2 de l’arrêté, ces entreprises perdent le droit de bénéficier des incitations fiscales et douanières prévues dans le Code des investissements.
La ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME Diaka Sidibé, a instruit l’APIP (Agence de Promotion des Investissements Privés), l’Inspection générale du ministère ainsi que la direction nationale de l’industrie, à veiller scrupuleusement à l’application de cette décision.
Cette série de mesures marque un tournant dans la gouvernance industrielle en Guinée, où les autorités affirment vouloir mettre fin à l’informel et promouvoir un climat d’investissement conforme aux normes.































