Après plusieurs semaines d’incarcération, 52 ressortissants guinéens détenus en Mauritanie pour séjour irrégulier ont été libérés le 13 juillet 2025. Une délégation venue de Conakry a procédé à leur identification avant leur sortie de prison. Ils sont actuellement pris en charge par le consulat guinéen à Nouakchott, dans l’attente de leur rapatriement.
Ces personnes parmi lesquelles figurent des travailleurs installés en Mauritanie depuis plusieurs années, affirment avoir été arrêtées pour défaut de carte de séjour, un document que les autorités mauritaniennes refuseraient de délivrer, selon leur témoignage.
« Certains d’entre nous ont des passeports, d’autres sont arrivés de façon clandestine, mais il y a aussi des gens qui vivent ici depuis plus de cinq ans. On nous a enfermés pour absence de carte de séjour, alors qu’elle est presque impossible à obtenir », a confié un ancien détenu à Africaguinee.com.
Les conditions de détention décrites sont préoccupantes. Les ex-prisonniers évoquent un manque criant de nourriture et l’obligation de subvenir eux-mêmes à leurs besoins en prison.
Un appel pressant au rapatriement
Bien que cette libération représente un soulagement, elle ne concerne qu’une partie des guinéens emprisonnés en Mauritanie. Selon des sources concordantes, plus de 100 ressortissants guinéens seraient encore détenus à Nouakchott et dans d’autres localités du pays, y compris des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Depuis leur libération, les 52 personnes attendent toujours leur rapatriement vers la Guinée. Si les autorités consulaires guinéennes assurent leur hébergement, leur avenir reste flou.
« On nous dit que des discussions sont en cours avec l’OIM pour organiser notre retour, mais rien n’est encore confirmé. Nous lançons un appel au président Mamadi Doumbouya pour nous aider, et aussi pour libérer ceux qui sont encore en prison. La vie est devenue très difficile ici », ont-ils déclaré.
La communauté guinéenne en Mauritanie, confrontée à des arrestations régulières, demande une intervention rapide de l’État afin de garantir la protection de ses ressortissants et de négocier une solution durable avec les autorités mauritaniennes.































