Le blocage du détroit d’Ormuz, sur fond de tensions entre les États-Unis et l’Iran, fait trembler le transport aérien mondial. Faute d’accord pour rétablir le trafic maritime, le prix du kérosène s’envole et avec lui, celui des billets d’avion.
La semaine dernière, l’Association des aéroports européens a tiré la sonnette d’alarme, évoquant un risque de « pénurie systémique » si la situation perdure au-delà de fin avril. Par ce passage stratégique transite plus de 40 % du carburant aérien mondial. « Si le détroit ne rouvre pas rapidement et durablement, la situation deviendra critique », prévient l’organisation.
À Bruxelles, l’inquiétude monte également. La Commission européenne redoute des tensions sur l’approvisionnement « dans un avenir proche ». Sa porte-parole, Anna-Kaisa Itkonen, se veut rassurante à court terme : « Il n’y a pas de pénurie actuellement dans l’Union européenne ». Mais elle reconnaît que des difficultés pourraient apparaître rapidement, le kérosène constituant « la principale source de préoccupation ».
Sur les marchés, la réaction est brutale : le prix du kérosène a bondi de 750 dollars la tonne fin février à 1 900 dollars mi-avril. Une hausse spectaculaire que les compagnies aériennes répercutent déjà, notamment Air France qui annonce une augmentation d’environ 100 euros sur les vols long-courriers.






























