La Banque centrale de la république de Guinée (BCRG) a annoncé une décision monétaire importante lors de la 18e session ordinaire de son Comité de politique monétaire (CPM), tenue le 26 septembre 2025. L’institution monétaire a abaissé son taux directeur de 50 points de pourcentage pour le porter à 9,75 %, tandis que le coefficient des réserves obligatoires est simultanément passé de 12,25 % à 11,75 %.
Par Ibrahim Traoré
Une baisse historique de 175 points de base depuis l’arrivée du CNRD
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique monétaire mise en œuvre depuis l’arrivée des autorités actuelles en septembre 2021. Le taux directeur de la BCRG est ainsi passé de 11,5 % à 9,75 % sous l’ère du CNRD, représentant une baisse cumulative de 175 points de pourcentage. Dans le même temps, le coefficient des réserves obligatoires a connu une réduction encore plus significative, chutant d’environ 425 points de pourcentage, passant de 16 % en septembre 2021 à 11,75 % en septembre 2025.
Fluidifier la monnaie et soutenir l’économie
Ces mesures visent à stimuler l’activité économique en fluidifiant la circulation monétaire. La BCRG entend ainsi soutenir les entreprises, particulièrement les PME en quête de financement, en facilitant l’accès aux crédits bancaires. Cette orientation de la politique monétaire cherche à créer un environnement favorable à la croissance économique du pays.
Pour les établissements bancaires, cette décision se traduit par un double avantage. La baisse du taux directeur réduit leur coût de refinancement auprès de la banque centrale, tandis que la diminution du coefficient des réserves obligatoires libère davantage de liquidités dans le système. Les banques disposent ainsi de plus de ressources à un coût moindre, ce qui les incite à accroître leur offre de crédit.
Concernant l’impact pour particuliers et les entreprises, ces mesures devraient améliorer l’accès au crédit. La baisse des taux d’intérêt pratiqués par les banques rendra les prêts plus abordables pour les crédits immobiliers, à la consommation ou les financements d’entreprise.

Si cette politique monétaire vise à relancer l’activité économique, elle nécessitera une surveillance attentive des indicateurs inflationnistes. La BCRG devra maintenir un équilibre délicat entre stimulation de la croissance et préservation de la stabilité des prix, dans un contexte économique encore marqué par le manque de liquidité en Guinée et les incertitudes internationales.






























