Dans un processus visant à mettre fin à la gestion informelle et discrétionnaire des titres miniers, le gouvernement guinéen, à travers le Comité stratégique de Simandou et le ministère des Mines et de la Géologie, a lancé, le 20 décembre à l’hôtel Radisson Blu, la plateforme de cadastre minier digitalisé dénommée « DAMANDA ».
DAMANDA, qui signifie carrière des mines en langue malinké, permet la digitalisation des demandes de permis miniers ainsi que la centralisation des données relatives aux titres, aux superficies et à leur statut juridique.
Pour l’État, cette plateforme constitue un outil de traçabilité et de contrôle renforcé du sous-sol national, facilitant une meilleure planification du secteur minier et la réduction des chevauchements de permis. « Avec DAMANDA, nous faisons le choix d’une gouvernance minière moderne, transparente et responsable, fondée sur l’intelligence collective et exclusivement tournée vers l’intérêt du peuple souverain de Guinée », a déclaré le président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité.
Pour les entreprises, DAMANDA offre un accès plus équitable à l’information, une clarification des procédures administratives et une sécurité juridique accrue, susceptibles d’améliorer le climat des affaires et d’attirer des investissements plus structurants.
Toutefois, l’impact réel de DAMANDA dépendra moins de la technologie que de la capacité des autorités à en faire un outil appliqué avec rigueur, sans dérogations ni pratiques informelles.





























