Longtemps considérée comme un territoire minier, la Guinée se révèle aujourd’hui comme un acteur assis sur un potentiel pétrolier et gazier encore méconnu, selon Energycapital & Power. Les signaux se multiplient, et les premières explorations commencent à dessiner les contours d’un nouvel horizon énergétique dans le pays.
Par Nanfadima Condé
Avec les premiers forages GU-2B-1, Sabu-1 ou encore Fatala-1, la Guinée a franchi une étape décisive. Ces campagnes ont livré des signaux géologiques encourageants, même si aucun gisement commercial n’a encore été déclaré, ces résultats confortent la conviction des experts que la Guinée regorge un potentiel sous-exploré.
En plus d’être située sur la marge équatoriale atlantique, le pays partage le même socle géologique que la Guyane et le Suriname, deux pays devenus en quelques années des acteurs pétroliers majeurs.
La SONAP, en chef d’orchestre
Au cœur de cette dynamique, la Société nationale des pétroles de Guinée (SONAP), pilote la montée en puissance du secteur.
La SONAP a modernisé ses moyens d’exploration notamment, équipements topographiques, outils de détection du gaz, cartographie avancée…, autant d’outils qui permettent une évaluation fine du sous-sol guinéen, à terre comme en mer.
Egalement, elle a lancé avec SLB et TGS, un centre national de visualisation des données sismiques, doté de plus de 60 000 km² de données 2D et 3D, un instrument clé pour les investisseurs et un atout de taille pour réduire le risque d’exploration.
Réformes et ouverture aux investisseurs
Parallèlement, la Société a engagé des réformes de gouvernance et d’attractivité pour encourager les investissements.
Un cadastre pétrolier national a été mis en place et 22 blocs d’exploration identifiés. En avril 2025, deux appels d’offres majeurs ont été lancés : le premier pour la création d’une plateforme nationale de stockage et de gestion des produits pétroliers, le second pour l’obtention des certifications ISO 9001 et 45001, gages de qualité, sécurité et transparence.
Entre héritage géologique prometteur, progrès techniques et réformes institutionnelles, la Guinée se positionne désormais comme une nouvelle frontière énergétique sur la façade atlantique.
Le pays, longtemps dominé par la bauxite, amorce un virage stratégique vers l’or noir, avec l’ambition de transformer son sous-sol en moteur de croissance durable.
Notons que le directeur général de la SONAP, Lanciné Condé, et le ministre de l’hydraulique et des hydrocarbures, Aboubacar Camara prendront part à la conférence et exposition MSGBC Oil, Gas & Power 2025, prévue à Dakar les 9 et 10 décembre 2025. L’occasion pour la Guinée de mettre en avant ses atouts pétroliers et de séduire les investisseurs internationaux.






























