Le Mali poursuit la refonte de sa gouvernance minière. Lors du Conseil des ministres du 6 février 2026, les autorités ont entériné la création d’une Société de patrimoine minier du Mali (SOPAMIM), un nouvel outil destiné à gérer et valoriser les participations de l’État dans le secteur extractif.
Détenue à 100 % par l’État, la SOPAMIM sera chargée de centraliser, administrer et optimiser les actifs miniers publics, ainsi que les participations détenues par le Mali dans les projets extractifs. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité de l’État actionnaire, d’améliorer la gouvernance des actifs stratégiques et de sécuriser les revenus issus de l’exploitation minière.
Cette décision intervient dans un contexte de durcissement du cadre réglementaire et de reprise progressive du contrôle du secteur. Fin 2025, les autorités ont procédé au retrait de plus de 80 permis miniers pour non-conformité aux exigences légale.
Parallèlement, les opérations du groupe Barrick ont repris après le règlement du différend fiscal qui opposait l’État malien au groupe aurifère, illustrant la volonté de Bamako de rééquilibrer ses relations avec les majors minières, sans remettre en cause l’attractivité du pays pour les investisseurs.
La création de la SOPAMIM s’inscrit également dans la continuité de la révision du Code minier adoptée en août 2023, qui prévoit une participation de l’État pouvant aller jusqu’à 35 % dans les projets miniers.
Ce choix institutionnel s’inscrit dans une dynamique régionale observable en Afrique de l’Ouest, où certains États mettent en place des structures publiques chargées de la gestion de leurs actifs miniers, à l’image de la SOGUIPAMI en Guinée.






























