Lors de son discours de politique générale face à l’assemblée le mardi 14 janvier 2025, François Bayrou a dénoncé un endettement record, estimé à près de 3 000 milliards d’euros, soit environ 112 % du PIB. Il a présenté un plan ambitieux pour rétablir les finances publiques, incluant des réformes sur les retraites, une lutte accrue contre la fraude fiscale et des investissements stratégiques.
François Bayrou a tiré la sonnette d’alarme sur l’état des finances publiques françaises, soulignant que la dette du pays atteint aujourd’hui 3 000 milliards EUR, un niveau inédit depuis la seconde guerre mondiale. Ce poids, représentant 112 % du PIB, limite la capacité de l’Etat à agir efficacement sur les grands enjeux sociaux et économiques.
Pour y remédier, le premier ministre a proposé des mesures structurantes notamment la réforme des retraites, ou il a annoncé des ajustements visant à reculer l’âge légal de départ et à aligner certains régimes spéciaux, pour contenir un déficit estimé à 13,5 milliards d’euros d’ici 2030 ; la maîtrise des dépenses publiques (atteignant 57 % du PIB, l’une des plus élevées d’Europe) il a promis une gestion plus rigoureuse des budgets sans sacrifier les investissements prioritaires ; la lutte contre la fraude fiscale estimée à près de 100 milliards EUR par an, sera une cible majeure, avec un renforcement des moyens de contrôle et des sanctions dissuasives; la réduction des impôts de production et la simplification administrative visent à stimuler la croissance, alors que la France affiche une prévision de croissance limitée à 0,9 % pour 2025 ; des investissements de 50 milliards EUR à des secteurs clés comme l’énergie verte, le numérique et l’innovation, pour préparer l’économie française aux défis de demain.
Bayrou a également averti des risques à moyen terme si ces réformes ne sont pas mises en œuvre rapidement. La France pourrait faire face à une nouvelle « dégradation de sa note souveraine », après avoir été placée sous surveillance par Moody’s. Cela entraînerait une hausse des coûts d’emprunt, aggravant encore la pression sur les finances publiques.
Avec ce plan, François Bayrou tente de combiner rigueur budgétaire et investissements ciblés pour redresser l’économie.
Cependant, la mise en œuvre de ces réformes s’annonce complexe, dans un contexte de tensions sociales et d’opposition politique.































