La production industrielle d’or du Mali a fortement reculé en 2025, tombant à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024, soit une baisse de 22,9 %, selon des données provisoires du ministère des Mines.
Cette chute s’explique principalement par la suspension prolongée des activités de Barrick Mining, opérateur stratégique du secteur. Le groupe canadien détient en effet 80 % du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, principal site de production du pays, l’État malien en contrôlant les 20 % restants. L’arrêt puis la reprise partielle de ce site ont eu un impact direct et massif sur la production nationale.
Placée sous administration provisoire avant la conclusion d’un accord fin 2024, la mine de Loulo-Gounkoto n’a repris ses activités qu’en juillet 2025. Sa production est restée limitée à 5,5 tonnes, contre 22,5 tonnes en 2024, pénalisée par des contraintes opérationnelles et logistiques persistantes. Dans cette logique, B2Gold est devenu le premier producteur d’or du Mali en 2025, avec une production estimée à 17,5 tonnes, illustrant une recomposition temporaire du paysage minier national.
Reste désormais à savoir si cette contraction de la production permettra au Mali de conserver en 2025 son rang de troisième producteur d’or en Afrique, dans un contexte de recomposition du secteur minier et de tensions persistantes avec les grands opérateurs internationaux.






























