La tech traverse un coup de froid au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA). En juin 2025, les startups ont levé seulement 52 millions USD, contre 289 millions en mai, soit une chute spectaculaire de 82 %. Ce recul constitue l’une des plus fortes baisses enregistrées cette année.
Comparé à juin 2024, le financement accuse une baisse de 55 %, traduisant un ralentissement structurel plutôt qu’un simple effet saisonnier.
Dans ce contexte de prudence, deux secteurs continuent de se distinguer : la fintech concentre 74 % des capitaux levés, tandis que les startups B2B captent 78 % des investissements. Ce virage témoigne de la préférence des investisseurs pour des modèles éprouvés, générant des revenus plus rapidement.
Par ailleurs, 40 % des financements ont pris la forme de dette, signe d’un marché plus avers au risque.
Les Émirats arabes unis dominent toujours le paysage avec 37 millions USD levés lors de 13 opérations, représentant près de 70 % des fonds du mois. L’Égypte suit avec 6,2 millions répartis entre six startups. La Tunisie se distingue grâce à la startup Kumulus, qui a levé 3,5 millions pour ses solutions de production d’eau potable à partir de l’air.
En revanche, l’Arabie saoudite, pourtant habituée à des montants plus élevés, n’a rassemblé que 3 millions USD sur six deals.
Ce plongeon s’explique en partie par la saisonnalité estivale, mais aussi par un recalibrage des priorités des investisseurs, désormais tournés vers des startups solides, rentables et moins consommatrices de capitaux. La montée des financements en dette en témoigne.
Si ce ralentissement inquiète, il pourrait aussi annoncer un tournant vers un écosystème plus discipliné, sélectif et durable.































