Durant trois jours, Conakry a abrité la 7ᵉ édition du Transform Africa Summit 2025 à l’hôtel Radisson Blu. Un rendez-vous majeur qui a réuni le président Mamady Doumbouya, son homologue rwandais Paul Kagamé, plusieurs membres de gouvernements africains ainsi qu’une quarantaine de ministres venus du continent. Cette édition a placé l’intelligence artificielle (IA) au centre des stratégies de développement du continent.
Par Nanfadima Condé
Sous le thème « IA pour l’Afrique. Innover localement, impacter globalement », cette première en Afrique francophone de l’Ouest traduit la volonté guinéenne de diversifier ses moteurs de croissance. La ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Rose Pola Princemou, a rappelé d’ailleurs dans son discours d’ouverture que la Guinée veut miser sur « ses talents et la connexion de ses citoyens, au-delà des ressources minières qu’elle renferme ».
Dans la même dynamique, le directeur général de Smart Africa, Lacina Koné, souligne que : « L’histoire de l’IA en Afrique n’est pas celle de machines remplaçant les personnes, mais d’un continent qui utilise la technologie selon ses propres réalités et son ingéniosité. »
Le président rwandais Paul Kagamé, figure centrale des réformes numériques sur le continent, a ajouté « le succès de la technologie en Afrique dépendra de la rapidité de son déploiement, mais surtout des domaines auxquels elle choisira de l’appliquer », tout en insistant sur la nécessité de faire des choix stratégiques, pas seulement de suivre une course à la technologie.
Le président Mamady Doumbouya voit dans ce thème une continuité avec son programme de développement social, économique et durable pour les quinze prochaines années, Simandou 2040. Il a profité du sommet pour lancer officiellement le Pilier n°3, dédié au numérique comme levier de souveraineté économique.

Trois axes ont structuré le sommet notamment la formation de spécialistes africains de la donnée, la création d’un cadre éthique pour l’IA et l’attraction d’investissements capables de porter les innovations au-delà des frontières.
Il faut noter que cet événement a été également marqué par la signature de plusieurs protocoles d’accord touchant la santé, l’agriculture, la technologie et les infrastructures, matérialisant l’intensification de la coopération entre la Guinée et le Rwanda.






























