Un an après sa création, Nimba Mining Company (NMC), société entièrement détenue par l’État guinéen, a signé, le 3 août, sa première convention minière. Cette signature marque une nouvelle étape dans la stratégie de l’État visant à reprendre la maîtrise de l’exploitation de ses ressources minières et à renforcer sa présence sur toute la chaîne de valeur.
Signée en présence du président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, du ministre des Mines Bouna Sylla, du ministre secrétaire général de la Présidence et des dirigeants de NMC, la convention intervient un an après la création de l’entreprise publique, mise en place pour reprendre le contrôle des actifs de l’ancienne GAC et ouvrir une nouvelle phase de leur développement.

« Pour la première fois, la Guinée exploite et commercialise elle-même son minerai sur les marchés internationaux », s’est félicité Djiba Diakité, soulignant que cette nouvelle orientation s’inscrit dans l’ambition du pays de développer une industrie de transformation, avec à terme la production d’alumine.
Selon le directeur général de NMC, Patrice L’Huillier, les résultats enregistrés en seulement douze mois illustrent déjà cette montée en puissance : des équipes composées à 98 % de Guinéens ont remis en service la mine de Tinguilinta, le corridor ferroviaire de 92 kilomètres et le port de Kamsar. Plus de 4 millions de tonnes de minerai ont été exportées depuis le début de l’année, sans accident de travail.
Nimba Mining Company entend désormais accélérer son développement avec un objectif de 10 millions de tonnes de production dès cette année, 12 millions de tonnes par an à partir de 2027, ainsi que le lancement des études de faisabilité d’une raffinerie d’alumine d’une capacité de 1,2 million de tonnes par an.






























