L’atelier national consacré à l’examen de l’avant-projet du nouveau Code foncier et domanial s’est tenu le 7 octobre 2026 à Conakry, réunissant administrations publiques, collectivités, professionnels du foncier et de l’immobilier, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers.
L’objectif est de revoir le cadre juridique applicable aux terres, aux biens immobiliers et aux droits fonciers, avec un accent sur leur sécurisation, leur administration et leur protection. L’avant-projet doit encore être examiné avant sa finalisation et sa soumission au Gouvernement.
La réforme intervient alors que le foncier est devenu un enjeu majeur pour l’urbanisation, l’agriculture, les investissements et l’aménagement du territoire. La sécurisation des droits constitue notamment, une condition importante pour réduire les conflits, fiabiliser les transactions et donner davantage de visibilité aux acteurs, qui investissent dans la terre et l’immobilier.
De plus, le texte prévoit également de renforcer la protection des domaines publics et des terrains réservés aux équipements collectifs, notamment les écoles, les établissements de santé et les infrastructures publiques. Il cherche à mieux préciser les responsabilités de l’État, des collectivités territoriales et des services techniques impliqués dans la gestion foncière.
Les discussions portent aussi sur la protection des terres agricoles et des exploitations familiales, ainsi que sur les conditions d’un investissement responsable. Pour les partenaires techniques et financiers associés au processus, la réforme doit contribuer à une gouvernance foncière plus inclusive et à une meilleure sécurisation des droits des différents acteurs.
Par ailleurs, à l’issue de l’atelier, l’avant-projet doit être finalisé avant de poursuivre son parcours institutionnel. Pour la Guinée, le principal défi sera désormais de transformer la réforme juridique en règles effectivement appliquées dans la gestion quotidienne des terres.






























