Le président de la République Mamadi Doumbouya, a nommé Aly Koïta à la tête du Port autonome de Conakry (PAC). Cette nomination intervient dans un contexte, marqué par une congestion portuaire persistante, qui affecte depuis plusieurs mois le fonctionnement, de cette infrastructure stratégique et pèse sur l’économie nationale.
Dans la série de nominations signées par le chef de l’État, Aly Koïta, jusque-là Directeur général adjoint du PAC, a été promu Directeur général. Il succède ainsi à Mamadou Biro Diallo, à la tête de l’une des principales institutions économiques du pays. Une responsabilité majeure, dans un moment où le port fait face à des difficultés structurelles, liées notamment à une congestion chronique.
Véritable poumon économique de la Guinée, le PAC assure le transit d’environ 90 % du commerce extérieur du pays. La saturation actuelle des quais et des espaces logistiques perturbe fortement la chaîne d’approvisionnement, entraînant des retards coûteux pour les opérateurs économiques et l’ensemble de l’économie nationale.
Les autorités expliquent en partie, cette pression par l’arrivée massive d’équipements destinés au projet minier Projet Simandou, considéré comme prioritaire pour le développement économique du pays. Plusieurs navires transportant ces matériels auraient été traités en urgence afin de faciliter le lancement de ce mégaprojet stratégique.
Cependant, certains opérateurs du secteur dénoncent des pratiques jugées préférentielles, accordées à certains acteurs sans lien direct avec Simandou. Ils pointent également les retards enregistrés dans les opérations de dragage du port, qui provoqueraient l’immobilisation prolongée de navires et le blocage de la chaîne logistique pendant plusieurs jours.
Dans ce contexte, le nouveau Directeur général est attendu sur des réformes concrètes pour désengorger le port et améliorer la fluidité des opérations. La résolution de cette crise logistique est cruciale pour la stabilité de l’économie guinéenne, dans la mesure où les retards portuaires contribuent à la hausse des coûts d’importation.
Une situation qui se répercute directement sur les prix des produits importés, avec des conséquences sensibles pour les ménages comme pour les entreprises, déjà confrontés à un environnement économique marqué par de fortes pressions inflationnistes.






























