Le 28 juillet 2025, plusieurs commerces appartenant à des ressortissants guinéens ont été attaqués, pillés, puis pour certains incendiés à Luanda, la capitale. Ces exactions ont éclaté en marge d’une manifestation lancée par des chauffeurs de taxi, en réaction à une hausse soudaine du prix du carburant.
Des individus ont profité du climat de tension pour s’en prendre aux biens d’étrangers, notamment des commerçants africains. Les images partagées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de chaos : des jeunes courant avec des sacs de riz, de sucre, des cartons de marchandises, et même du matériel électronique. L’une des vidéos, tournée par un nommé Ibrahima, montre clairement le saccage d’une boutique de téléphones. Il affirme également qu’un jeune homme a été blessé par balle par un agent de sécurité.
Face à cette situation, le Groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) International a réagi avec fermeté. Par la voix de son président, Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, l’organisation condamne ces actes qualifiés de « barbares » et appelle les autorités angolaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces violences. « Nous demandons l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces actes de vandalisme. Les autorités doivent garantir la sécurité des opérateurs économiques étrangers », a déclaré le président du GOHA.
L’organisation interpelle également le gouvernement guinéen, et en particulier le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, afin qu’il se saisisse du dossier et apporte une assistance concrète aux victimes. Selon les témoignages recueillis sur place, des commerçants guinéens affirment avoir perdu l’intégralité de leurs biens.
Ces événements ravivent le sentiment d’insécurité croissant au sein de la diaspora guinéenne en Angola, régulièrement confrontée à des agressions ciblées. Pour de nombreux observateurs, l’impunité qui entoure ces attaques ne fait qu’encourager leur répétition. Une situation intenable pour une communauté qui contribue activement à l’économie locale, mais qui reste trop souvent sans protection.






























