Le 7 mai 2025, les organisations et les représentants communautaires ont exhorté le gouvernement à adopter sans délai le Référentiel national sur l’indemnisation et la réinstallation des populations affectées par les projets miniers et d’infrastructures.
Réunis à l’initiative du Collectif des organisations de la société civile pour la défense des droits des communautés impactées par les projets de développement (CODEC), les participants à l’atelier de plaidoyer ont dénoncé les pratiques actuelles d’expropriation, jugées injustes et sans cadre commun. Selon Amadou Ba, coordinateur du collectif, cela fait plus de « 50 ans que chaque entreprise fixe ses propres règles de compensation, en l’absence de normes nationales ».
Ce référentiel, élaboré depuis 2018 avec l’appui de la GIZ et d’autres partenaires, a pourtant été validé par tous les acteurs en 2022. Mais il reste bloqué au stade de l’adoption par décret. Les communautés de zones minières, comme Tintinia ou Boké, tirent la sonnette d’alarme : sans ce texte, les expropriations continuent dans le flou, souvent sans indemnisation.
Les leaders communautaires réclament aussi sa vulgarisation en langues locales et une meilleure inclusion des populations dans les consultations.
Le ministère de l’Environnement assure qu’un projet de décret est en cours. Reste à savoir quand il sera signé.































