Dans un communiqué entré en vigueur le 1er février 2026, la Direction générale du Port autonome de Conakry (PAC) a prolongé la suspension des surestaries et des pénalités sur les marchandises importées et exportées jusqu’au 31 mars 2026.
Ce délai de grâce vise d’abord à protéger le pouvoir d’achat des opérateurs économiques, en réduisant le coût de stockage et de transit, et à améliorer la trésorerie des entreprises, notamment les PME exportatrices de produits frais ou de première nécessité, à l’approche du Ramadan. Cette mesure devrait aussi faciliter la rotation des conteneurs, en diminuant la pression sur les quais et en fluidifiant l’afflux des marchandises au port.
Toutefois, si cette initiative représente dans l’immédiat un ouf de soulagement pour les exportateurs et importateurs, elle déplace le problème plutôt que de le résoudre. La congestion persistante des terminaux et les retards dans le traitement des cargaisons restent un défi majeur pour la compétitivité du port.
En attendant l’agrandissement et la modernisation prévues dans les deux à trois prochaines années, les autorités devraient mettre en place des mesures intermédiaires, notamment l’optimisation des flux logistiques, le renforcement des capacités de stockage et l’amélioration des infrastructures de manutention, afin de décongestionner durablement le port et sécuriser la chaîne d’approvisionnement.






























