Avec une croissance mondiale plafonnant à 2,8 % en 2025, l’économie mondiale peine à retrouver son élan d’avant-pandémie. Entre le ralentissement de l’inflation et les tensions géopolitiques persistantes, les pays en développement restent les plus exposés aux défis systémiques, d’après un rapport des Nations Unies, publié le 13 janvier 2025.
Par Djibril Diarso, Responsable de l’information
Selon l’ONU, la croissance mondiale atteindrait 2,8 % en 2025, un rythme inférieur à la moyenne de 3,2 % avant la pandémie. Si l’inflation se modère et que les conditions monétaires s’assouplissent, des facteurs comme les tensions commerciales et les conflits géopolitiques continuent de freiner les économies, particulièrement les pays à faible revenu.
Des disparités régionales persistantes
L’Asie du Sud s’impose comme un moteur de croissance, avec une prévision de 5,7 %, portée par la dynamique indienne (+6,6 %). L’Afrique espère une progression modérée de 3,4 % à 3,7 %, malgré des pressions persistantes liées à l’inflation alimentaire et au changement climatique. En Europe, une légère reprise est attendue (+1,3 %), aidée par la baisse de l’inflation.
Minéraux stratégiques : un levier à double tranchant
Les ressources telles que le lithium, le cobalt et les terres rares pourraient offrir une manne économique aux pays en développement. Cependant, l’ONU met en garde contre les pièges d’une exploitation mal encadrée comme la dépendance économique, la dégradation environnementale et la faible redistribution des bénéfices.
Un appel à une coopération renforcée
Face à ces défis, l’ONU souligne l’urgence d’actions coordonnées pour stabiliser l’économie mondiale et bâtir une croissance inclusive et durable. Les gouvernements sont invités à prioriser les investissements dans les infrastructures durables, les énergies propres et les secteurs sociaux tout en promouvant des normes éthiques pour l’exploitation des ressources.































