L’effondrement de la plateforme CBEX, accusée d’avoir escroqué des milliers de nigérians, relance le débat sur l’encadrement des cryptomonnaies en Afrique. Plus de 800 millions USD aurait été perdus, selon la presse locale.
CBEX promettait des rendements élevés sur des actifs numériques. La plateforme a suspendu ses activités le 14 avril 2025. Depuis, la Commission nigériane des crimes économiques et financiers (EFCC) coopère avec Interpol et le FBI pour retrouver les responsables et récupérer l’argent volé.
Le vide réglementaire dans plusieurs pays africains facilite ce type d’escroqueries. Sans cadre clair, n’importe quelle plateforme peut opérer et piéger les épargnants. Pour prévenir ces dérives, des pistes sont envisagées, notamment l’adoption de lois spécifiques, l’enregistrement obligatoire des plateformes, le contrôle renforcé par les autorités financières, la campagne de sensibilisation sur les arnaques, et la coopération internationale.
Certains experts appellent aussi à développer des écosystèmes locaux, régulés, qui offriraient des alternatives sûres aux investisseurs.
L’affaire CBEX montre une chose : sans règles solides, l’Afrique reste vulnérable face aux arnaques numériques.































